Que révèle ce lien entre la gourmandise et l’érotisme ? «Derrière se joue le fantasme de la dévoration, de ne faire qu’un avec l’autre. C’est un désir de fusion », analyse l’anthropologue David Le Breton. « Le partage culinaire appelle au partage des corps. Manger et faire l’amour nous réincorporent à nous et à l’autre. La table comme le lit sont des lieux de résistance à la banalisation du désir, à la désincarnation du monde, à l’adieu au corps de notre société.»

«La cuisine et la chambre à coucher sont très proches l’une de l’autre: manger et faire l’amour créent la même magie. Elles ont en outre ceci en commun, que la cuisine ne peut pas se faire n’importe comment et l’amour non plus.» (Cf. François Mitterand). Maria del Pilar Jaramillo nous fait découvrir ce pouvoir sensuel qu’exerce la nourriture sur tout.e un.e chacun.e.